|
|
|
|
|
|
|
beach-volley.net : Spécificités de l'attaque au beach volley ? Jean Philippe Jodard : Il y a une grosse différence par rapport à la salle, c'est qu'en beach on peut placer le ballon, feinter, alors qu'en salle si on feinte, on ne fera quasiment jamais le point. Au début quand on a commencé à jouer (avec Christian Pénigaud) c'était du 50 - 50, autant d'attaques que de balles placées. Maintenant on s'aperçoit qu'avec la progression physique des joueurs, on se rapproche plus de 80 % d'attaque et 20 % de balles placées et ça c'était encore l'année dernière, quand on jouait sur du 9 sur 9 c'est à dire 81 mètres carrés… Cette année, on passe sur du 8 sur 8 soit 64 mètres carrés, donc il y moins d'espace pour faire des feintes, ce qui va diminuer encore ce pourcentage de balle placées. On va quasiment attaquer tous les ballons. En fait la feinte n'aura de sens que dans deux cas : soit la passe est parfaite et dans ce cas, le défenseur est plus fixé sur ses appuis pour remonter une attaque puissante, ce qui veut dire que la feinte peut marcher, soit la balle est pourrie et avec un terrain plus petit, il devient impossible d'attaquer et la seule solution reste de feinter au plus juste pour garder une chance de marquer le point. Ce qui reste toujours primordial, c'est de taper la ballon le plus haut possible que ce soit pour attaquer ou pour feinter. Les joueurs qui feintent mal, c'est à dire qui ne feintent pas dans le même timing que l'attaque sont lisibles par le défenseur et sur le nouveau terrain, ça ne passera plus du tout. beach-volley.net : Si on part dans l'idée d'attaquer 90 % des ballons, est ce qu'on a toujours besoin de regarder le défenseur adverse lors de la prise d'élan précédent l'attaque ? Jean Philippe Jodard : Le plus important maintenant, c'est de passer le contre en frappant fort, alors c'est vrai que l'observation du défenseur devient secondaire. La problématique de l'attaquant en beach se rapproche beaucoup plus de celle de l'attaquant en salle. Sur un terrain de 8 sur 8, les services seront moins durs, donc les réceps beaucoup mieux contrôlées, donc les passes de meilleure qualité. On réceptionnera moins loin du filet et attaquer une balle rapide sera plus facile. A l'époque le problème, c'est que si l'adversaire servait à 9 mètres, il fallait réceptionner a 9 mètres et derrière pour attaquer une balle rapide il fallait être fort. Le fait d'avoir rétréci le terrain va avantager les équipes physiques et techniques. C'est a dire que les canadiens qui constituent l'équipe la plus technique du circuit n'ont peut être plus toutes les qualités nécessaires pour être encore une des meilleures équipes. Maintenant ce sera très technique et très haut. Les brésiliens, le russe de 2 m 10, sont les joueurs les plus adaptés à cette nouvelle formule. beach-volley.net : Et des joueurs comme toi plus spécifiques beach… Jean Philippe Jodard : Moi j'avoue que cette année, le beach m'aurait posé énormément de problèmes et je suis content d'avoir arrêté. Enfin on va bien voir puisque je vais jouer pour rigoler avec Eric (Bouvier) mais 8 sur 8 je trouve que cela dénature l'activité. |
|